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Nos Paroisses - Visitez notre église de Saint Genis Pouilly

L’EGLISE SAINT PIERRE DE POUILLY

Placée sous le patronage de Saint Pierre, comme d’autres paroisses en périphérie de Genève (et longtemps sous la dépendance de la Cathédrale St-Pierre), la Paroisse est heureuse de vous accueillir dans cette Eglise qu’elle affectionne et qui a été embellie, ces dernières années, par une restauration progressive et complète. Ce feuillet voudrait simplement vous guider un peu dans votre visite.

 

La sobriété de l’architecture romane frappe d’emblée le visiteur, qui avance, comme dans toute église ancienne orientée vers le Levant, « des ténèbres vers l’admirable Lumière » (1 Pierre 2, 9) du Christ Sauveur : cette lumière qui éclate dans le chœur. Mais dans ce cadre dépouillé, l’homme et son art sont rendus à leur essentiel.

 

Les vitraux

ont été réalisés en 1981 par le vitrier d’art Claude Baillon, dans son atelier de St-Rome-de-Cernon (Aveyron). La simplicité des lignes et des couleurs permet à ces vitraux modernes de bien se marier avec l’édifice : couleurs flamboyantes au levant et côté sud pour accompagner la course du soleil, tonalités plus douces côté nord.

 

Les deux tableaux (au fond de l’église)

La Vierge avec les deux enfants Jésus et Jean-Baptiste (don de l’Empereur en 1861). Les regards et les mains de Marie et de Jean sont portés vers Jésus qui brandit déjà la croix, annonciatrice de sa mission salvifique. Remarquer aux pieds de Jésus le petit ange qui atteste sa divinité ; et Jean revêtu - déjà - d’ « un vêtement de poils de chameau et d’une ceinture de cuir autour des reins » (Matthieu 3,4). Marie tient une fleur blanche : elle est l’Immaculée.

 

Le jeune Jésus au milieu de la sainte Famille (de Marie et Joseph, avec Anne et Joachim, parents de la Vierge). Dans le décor solennel du Temple de Jérusalem, Jésus, à 12 ans, siège au centre sur une chaire : il parle déjà avec autorité et « tous sont étonnés du message de grâce qui sort de sa bouche » (Luc 4, 22). « Ne savez-vous pas que je dois être aux affaires de mon Père? » (Luc 2, 49) : le Père qui préside la scène et que Jésus va révéler en communiquant son Esprit (la Colombe). Joseph porte le lys de la virginité.

 

Le Chemin de Croix

Réalisé en 2005-2006 par le sculpteur Claude Gruer (à Solesmes, dans la Sarthe) et offert à la Paroisse par un couple de donateurs, ce chemin de croix comporte quinze lourds panneaux de grès cuit. L’inspiration est médiévale et porte à la contemplation. Aux 14 « stations » traditionnelles (*), l’artiste a ajouté une quinzième représentation propre à notre Eglise Saint Pierre (sur la façade de gauche à l’entrée du chœur) : l’Apôtre Pierre devant le tombeau vide brandit le linceul en signe de la Résurrection du Christ, tandis que Jean écarquille les yeux (« Il vit et il crut » Jean 20, 8) et que Marie-Madeleine essuie ses larmes. Dans cette dernière scène, les yeux sont ouverts à la Lumière du Ressuscité, alors que, dans toutes les autres stations, les yeux fermés de tous les personnages invitent à l’intériorisation.

(*) Les « stations » évoquent les arrêts que marquaient les pèlerins à Jérusalem, pour méditer sur les différents moments et lieux du « chemin » parcouru par Jésus portant sa croix, depuis le palais du gouverneur Pilate jusqu’au Golgotha. Aujourd’hui encore il vaut la peine de s’arrêter pour contempler… 

 

Le Baptistère (chapelle nord)

est un beau bloc de pierre comme savaient en travailler les tailleurs de pierre de cette région. Œuvre du 14ème siècle. La forme octogonale est classique de la symbolique baptismale : le chiffre huit est celui du huitième jour, jour de la Résurrection, jour du monde nouveau et de la création nouvelle où nous fait entrer le Christ par la grâce du Baptême. Et l’on pense à toutes ces générations de baptisés, peuple de Dieu en marche qui nous précède et qui nous devance, qui nous porte et qui nous emporte…

 

La statue de la Vierge à l’Enfant

Bois sculpté du 19ème siècle. Pas très originale : on trouve des œuvres pratiquement identiques dans d’autres églises de la région, comme à Crozet ou à Chevry. Mais c’est du beau travail, et un témoignage du grand courant marial qui a marqué cette époque, avec les apparitions de Marie à Paris en 1833 (chapelle de la rue du Bac), à La Salette (1846) et à Lourdes (1858), et avec la proclamation du dogme de l’Immaculée Conception (1854).

C’est dans ce courant aussi qu’il faut inscrire la construction (en 1858) du monument de la Vierge des Marais : visible tout près d’ici, à l’orée d’un bois, derrière le centre Botanic. Un jour, un enfant, nouvellement baptisé, remarquant la boule que porte le petit Jésus (la Terre), s’est écrié : « Ballon, Jésus ! ». S’il est vrai que la vérité sort (souvent) de la bouche des enfants, on peut en conclure que être baptisé, c’est être admis dans l’équipe de Jésus (son Eglise) pour s’en aller jouer avec Lui le grand jeu de la Vie (éternelle)…

 

Le Chœur

C’est la partie la plus ancienne et la plus vénérable : style roman carré cistercien primitif du 13ème siècle. On retrouve cette même architecture dans les églises voisines de Prévessin, Ornex ou du Grand-Saconnex.

La nef, qui a été sûrement rebâtie à plusieurs reprises, est légèrement décalée par rapport à l’axe du chœur : une constatation que l’on peut souvent faire dans les églises anciennes. Une première explication se trouve dans le fait que la nef a été postérieurement rajoutée au chœur qui constituait une chapelle primitive. Mais nous préférons lire dans ce détail (qui est plus qu’un détail) une symbolique qui n’échappait pas aux bâtisseurs médiévaux - qui avaient le compas dans l’œil ! - et qui cherchaient ainsi à inscrire dans l’espace intérieur la représentation du Christ en Croix (la nef et le transept) inclinant la tête (le chœur) pour remettre l’Esprit. Les trois fenêtres du fond du chœur évoquent la triple lumière divine : le Christ, « Lumière née de la Lumière » du Père, et leur Esprit de Lumière. On peut remarquer, juste avant l’entrée du chœur, à la base gauche de chaque pilier, une petite ouverture ouvragée. Et vers le fond du chœur à droite, une cavité sculptée où se trouvait un petit « lavabo » primitif, pour la purification des vases sacrés. A gauche, le Tabernacle est fermé par une belle grille en ferronnerie ornée, où l’on peut retrouver les symboles eucharistiques : blé, vigne, coupes, anges adorateurs…

L’Autel

est au centre de l’action liturgique et doit pour cela présider à l’architecture de l’ensemble par sa visibilité et sa beauté. Il représente symboliquement le Christ Lui-même « qui est à Lui seul le Prêtre, l’Autel et la Victime » (comme le chante la Liturgie). Construit au moment d’une première restauration de l’église en 1980, il supporte l’authentique pierre d’autel du 14ème siècle qui avait été enfouie, comme ce fut souvent le cas, à la Révolution (ou peut-être même déjà à la Réforme), pour devenir le seuil de l’église ! Outre cette belle pierre d’autel biseautée (d’un poids de 1100 kg), l’autel est assez remarquable composé de douze pierres, selon une facture symbolique qui remonte à la Bible (1 Rois 18, 31-32) : les douze tribus d’Israël et les douze apôtres.

Les deux éléments massifs et antiques du mobilier liturgique sont donc l’Autel et le Baptistère, comme deux sources où le chrétien peut venir puiser la Vie du Christ : le Baptême et l’Eucharistie.

 

Le Crucifix

est une reproduction fidèle, en bois sculpté, d’un Christ du Dauphiné du 12ème siècle. Œuvre de l’atelier d’art des Sœurs de Bethléem (à Pugny 74). D’une grande douleur et d’une grande douceur… La croix tréflée qui le supporte est appelée croix de Saint Maurice, très populaire dans la région (proximité de St-Maurice en Valais), et c’est également la croix de Savoie.

Le tableau de Saint Pierre (chapelle sud) Ce panneau peint à l’huile sur bois peut être daté de la première moitié du 18ème siècle. Son appartenance à l’école de l’Italie du nord semble très probable. On peut en effet penser, par différents traits de style, à Giuseppe Petrini, artiste tessinois, né à Carona en 1677, mort vers 1758. L’Apôtre lève les yeux vers le ciel, lui à qui le Christ a confié la mission de paître ses brebis (Jean 21, 15-17) : « Je te donnerai les clefs du Royaume des cieux » (Matthieu 16, 19). Conformément aux attributs classiques de son iconographie, saint Pierre porte deux clefs, l’une d’or et l’autre d’argent. Le pathos de cette œuvre est renforcé par une perspective originale : l’artiste semble placé en dessous du personnage, ce qui est assez caractéristique des compositions de Petrini (qui, en plus, porte le nom de Pierre). Mais la qualité d’exécution relativement moyenne de ce tableau nous oriente plutôt vers une œuvre anonyme, une « œuvre d’école » d’un peintre travaillant dans la mouvance de cet artiste.

Le panneau de la Nativité (derrière l’orgue) 

est en bois sculpté et faisait partie d’une ancienne chaire. Œuvre assez naïve mais touchante et belle.

Le porche-clocher fortifié

En sortant (ou en entrant), on remarquera, de part et d’autre de la porte, le pupitre et le bénitier de pierre construits dans le mur extérieur. Une interprétation possible : Purifie-toi à la source d’eau vive de ton Baptême pour pénétrer dans le Sanctuaire, et reprends ton chemin avec la Parole de Vie pour te guider !


Date de création : 13/09/2007 : 20:28
Dernière modification : 28/09/2016 : 19:29
Catégorie : Nos Paroisses
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